Plus voici la cathédrale copte. La 2ème d'Égypte par sa taille. Toute récente, lumineuse. Une bénévole nous donne des renseignements sur ce lieu pouvant accueillir 3000 fidèles (hommes à gauche, femmes à droite), et sur cette religion.
On continue un peu le long du fleuve qui est très animé au coucher de soleil, puis à nouveau taxi pour un retour au bateau.
Dans la chambre, un singe nous attend : encore une œuvre de nos plieurs de serviettes (Ils attendent dans le couloir, récompensés par nos oh! ah!).
On va au musée Nubien, c'est un peu différent de l'Égypte pharaonique ; cette civilisation a encore des représentants qui vivent dans des villages qui ont souvent été déplacés lors de la construction du barrage.
On passe devant l'hôtel "old Cataract" au moment où des touristes arrivent. Ils sont accueillis en musique, avec une haie d'honneur... so chic !
On revient par la corniche, profitant du spectacle de ce morceau de Nil : en face, une falaise sableuse, des palmiers, des maisons colorées et au milieu des bateaux de toutes tailles et toutes directions. Magnifique !
Après le repas, petite sieste sur le pont du bateau, au soleil (on ne reste pas dans la cabine, ce n'est pas agréable, on est encore amarrés coincés entre 2 autres).
Allez, on y retourne. Cette fois on hèle un taxi reconnaissable par les dessins sur les portières, et parce que tous les taxis sont des Peugeot hors d'âge, des 504 qui ont au moins 50 ans, mais bien entretenues.
Ensuite, on quitte le groupe ; ils vont visiter un xème temple, nous on préfère aller arpenter les ruelles du souk (il a fallu batailler, voir dire des choses pas gentilles pour que notre guide nous laisse faire). Voilà le marchand de bijoux, avec sa gouaille, son attention, adaptant ce qu'il montre à ce qu'il entend.
Puis le marchand de teeshirt plaisantant, prêt à déballer son magasin. Entre temps on passe devant le boulanger et ses petits pains plats, le boucher aux gros quartiers suspendus à des esses : ici du chameau, là du mouton, mais la star c'est le bœuf ! Les épices embaument les allées.
Bon, il y a des rabatteurs vraiment collants mais un froncement de sourcil de Jean-Noël les écarte.
Retour côté ville où nous arrêtons dans un commerce d'huiles essentielles. Assouan est réputée pour cette production. Elles sont extraites à froid. Elles n'ont pas d'alcool, donc pas d'évaporation. Ensuite on teste, il y a les essences parfumées simples, les mélanges (qu'ils nomment par le nom de grands parfums) et les huiles médicinales décrites pour leurs vertus. On se laisse tenter par un Musk aux vertus anti migraine (35€ les 50ml.... on ne sait pas si c'est cher ou non, on n'y connaît rien !).
Mardi 9 décembre 2025; Assouan, le barrage, le souk, et la ville.
Ce matin, avec le groupe, nous partons pour le grand barrage d'Assouan, qui a créé le lac Nasser. Ce lac mesure 500 kms de long, 17 kms au plus large. Sa réserve d'eau permet d'approvisionner l'Égypte pendant 2 ans. Maintenant la question est de savoir si ça continuera, non pas à cause du réchauffement climatique mais parce que les Éthiopiens ont fait un barrage sur le Nil bleu, ce qui coupe une partie de l'eau.
Le barrage lui-même a une base de 700m de large et mesure 3800m de long. Il produit de l'électricité (10% des besoins du pays). Mais ce n'est pas sa fonction première. Il permet de réguler l'eau du pays, plus de crues, plus de sécheresse et plus de crocodiles.
En début de soirée le navire fait escale à Kom Ombo. Nous allons y visiter un temple double : d'un côté il célèbre le dieu du mal le dieu crocodile Sobek , la déesse Hathor et le dieu fils Khonsou et de l'autre , le dieu faucon Haroéris, la déesse Tasentnefret, la "Bonne sœur", et au dieu fils Panebtaoui, le "Maître des Deux Terres", qui symbolisent le bien et la guérison. Les personnages gravés sont extraordinaires de netteté et ici ceux du bas sont en meilleur état que ceux du haut car ils sont longtemps restés enfouis dans le sable. Notre guide en profite pour nous expliquer le calendrier égyptien (ou calendrier copte) encore utilisé pour l'agriculture. Il avait 3 saisons : l'avant crue, la crue et l'après crue, le Nil rythmait la vie. (Depuis la construction du barrage, plus d'inondations). Donc 3 saisons de 4 mois formés de 3 semaines de 10 jours.... et les 5 jours qu'il manquait étaient pour prier, et donc faire des offrandes : tout cela est gravé dans la pierre !
Sur le mur d'enceinte en grès enserrant le temple, un tableau assez étonnant présente des instruments médicaux et chirurgicaux disposés sur plusieurs registres. Il fait référence à une légende entourant Haroéris, divinité chargée de lutter contre les ennemis de Rê. Le mythe explique que ses yeux sont le soleil et la lune. Lorsque les deux astres sont invisibles, il souffre de cécité et devient "Celui qui n'a pas d'yeux". Ce handicap ne l'empêche pourtant pas de combattre, mais l'issue des batailles est souvent désastreuse : non seulement il extermine les conspirateurs, mais il lui arrive, par mégarde, de tuer les autres divinités, même celles qui soutiennent le monde. Bien entendu, les troubles qui s'ensuivent sont dramatiques car ils mettent en péril l'équilibre de l'univers et engendrent une lutte acharnée contre les forces du chaos. Pour conjurer le trouble d'Haroéris, les prêtres de Kom-Ombo ont résolu de faire graver, sur les parois de son temple, une série d'instruments censés soigner symboliquement le dieu : pinces, ciseaux, tenailles, scalpels...
Ici, les crocodiles étaient vénérés, et on les momifiait... une salle est consacrée à ces momies particulières.
Lorsqu’on a fini la visite, le bateau repart en direction d’Assouan.
De retour au bateau, on peut entrer dans le poste de pilotage. Le pilote, assis en tailleur, tient la barre avec les pieds et guide le bateau au joystick, les yeux rivés sur l'horizon. Le Nil a une largeur entre 500 et 700m, mais comme 280 bateaux comme le nôtre le parcourent il faut être attentif. De plus ce fleuve est peu profond, 7 à 8m, et le navire a un tirant d'eau de 1m40.
Sur ce bateau, 72 personnes travaillent (45 jours embarqués, 15 jours chez eux). Tout le personnel est souriant et attentif : au buffet, tout est bien présenté, les chambres sont nettoyées chaque jour et le personnel fait une décoration avec les serviettes de toilette, hier des cygnes, aujourd'hui un crocodile.
En naviguant, on a été témoins d'une scène incroyable : une barque a traversé le fleuve à la rame devant notre bateau, se dirigeant droit sur un autre navire. On avait peur pour ses occupants. Au dernier moment, ils se sont mis parallèle à ce bateau, l'homme debout a jeté un filin qui s'est accroché au gros bateau. Et les voilà en remorque ; on aurait dit un skieur nautique. Puis celui debout s'est mis à crier, agiter des tissus décorés. Un touriste sur le grand bateau est sorti sur un balcon. Ils ont entamé des discussions, quand ils furent d'accord, l'égyptien a lancé le tissu puis a tiré sur sa corde pour rapprocher la barque afin de récupérer l'argent. Que de risques
pris pour quelques euros ! (Ici, ils affichent les prix en Euros).
Cet après-midi, on continue plein sud à remonter le Nil, fleuve de 6600kms qui prend sa source au lac Victoria en Afrique Australe.
Lundi 8 décembre; Erfoud, Kom Ombo,
Ce lundi, on part en calèche pour la visite du temple de Erfoud, le cheval est poussif, les roues voilées... on danse et lorsqu'on passe un dos d'âne on saute jusqu'au plafond. Ce temple est le plus récent et le mieux conservé (car il est resté enfoui dans le sable jusqu'aux années 1800). Il a été construit à l'époque de l'invasion par les grecs, ce qui fait que les gravures ont évolué, les êtres sont plus réalistes (nombril, poitrine pour les femmes....). Sur les murs les gravures racontent des histoires : celle du dieu Hamon qui remonte le Nil sur sa barque puis revient, celle des fabricants de parfums, celle de la bataille du roi avec l'hippopotame qui représente Seth... on ne peut pas tout retenir, toutes les parois sont finement gravées du sol au plafond, à 20 m de hauteur !
Dans le temple, 4 espaces : le 1er à ciel ouvert, les suivants recouverts de grandes dalles plates de 60cm d'épaisseur.
Les colonnes ont des chapiteaux variés et sculptés.
Ah, on apprend à déchiffrer les nombres : sur la photo avec traits, barres... et qui finit avec un personnage bras levés (de droite à gauche) : un petit trait=1, un pont=10, un tortillon=100, après 1000, puis 10000, le poisson 100 000 et le personnage bras dressés 1 million.
Après cela, direction le temple funéraire de Ramsès 3.
Il faut distinguer les temples pour les dieux, comme Louxor ou Karnac et les temples pour un roi, érigé pour que son âme devienne une divinité. Ramsès 3 avait sûrement de grands espoirs, car son temple est richement décoré.
Les grands murs sont gravés de scènes de guerre à la gloire du roi.
Après cela, encore un détour pour les Colosses de Memnon. Chaque statue mesure 14 mètres de haut, pèse 700 tonnes, et s'élève sur un piédestal de 4 mètres de haut, pour un poids de 600 tonnes. Au total, l’ensemble mesure 18 mètres de haut et pèse plus de 1 300 tonnes ! Certaines parties de la tête et de la coiffe des colosses semblent manquer. La hauteur réelle aurait donc pu être d'environ 21 mètres.
Ah, et puis, pour "notre instruction", notre guide nous conduit dans une fabrique d'objets en albâtre. Rapide démonstration des techniques puis on passe dans la salle d'exposition. Pour nous, ce ne sera « rien » : trop cher, trop fragile ou trop lourd (pour les objets en basalte).
Nos déplacements nous font traverser différents quartiers : maisons inachevée (les taux d’intérêts sont très élevés, donc les constructions montent petit à petit sans faire de crédit), terres inondées puis cultivées, des charrettes pour transporter fruits et légumes, motos taxis avec jusqu'à 4 personnes. Et beaucoup de poussière ; désert oblige.
A 13h, nous sommes de retour au bateau. Le service de chambre est passé : lit refait, avec une décoration, 2 cygnes faits avec les serviettes de toilette.
Dans la matinée, le bateau a remonté le Nil, il est amarré quelques kilomètres plus loin avec 12 autres: c'est impressionnant... et laid. On ne voit toujours pas l'extérieur. Toute la nuit, le bateau remontera le Nil jusqu’à Erfoud.
Dimanche 7 décembre 2025; Vallée des rois, Colosse de Memenon,
Aujourd'hui, on ne se lève qu'à 6h ! Départ à 7h pour la Vallée des Rois. Le site lui-même n'a rien d'extraordinaire : un recoin au milieu des pierres. Abandonnant les pyramides, les pharaons thébains ont opté pour des tombes souterraines secrètes, creusées dans la roche de cette vallée isolée. L’objectif était double : assurer la sécurité éternelle de leur dépouille et de leur trésor funéraire contre les pillards, et s’inscrire dans une puissante symbolique divine liée à la montagne qui surplombe le site, en forme de pyramide.
Aujourd’hui, le site compte 64 tombes découvertes, numérotées dans l’ordre de leur découverte (KV1 à KV64). Elles offrent un témoignage inestimable sur les croyances funéraires, l’art et la vie des anciens Égyptiens. Elles se présentent toutes de la même façon : une sorte d'entrée de cave, derrière un couloir, qui descend plus ou moins jusqu'au tombeau en granit rose. Les parois sont décorées de gravures colorées. Avec notre prix d'entrée, on peut en visiter 3.
La première, la plus éloignée de l'entrée, la tombee de Tausert/Seknah. sera pour nous la plus belle. Scènes gigantesques, variées et très colorées.
La 2ème, la tombe de Ramses1 n'a que la chambre funéraire de décorée et dans les tons de bleu.
La 3ème, la tombe de Ramsès 4 a un couloir d'accès très photogénique car en ligne droite. Des colonnes de hiéroglyphes décorent les parois et le plafond est aussi peint. D'après notre guide, toutes ces belles couleurs sont d'origine ; on a du mal à croire qu'elles ont 4000 ans!
Fin de la matinée, on rejoint le bateau. Là, notre guide nous présente le programme : il a tout chamboulé l'ordre des visites... pourtant ça semblait bien ! Mais surtout il nous présente son programme d'excursions supplémentaires et payantes en plus des 16 de notre package.
Pour lui, tout est à faire, il y a un package à 365€ par personne (grrrr). Les autres acquiescent mais nous ne sommes pas d'accord : le programme initial était déjà bien chargé. Bon, en bref, il reviendra 3 fois à la charge et on finit par s'inscrire pour une seule visite supplémentaire "la vallée des rois".
Repas avec beaucoup de choix, puis on peut enfin se reposer un peu dans la cabine. C'est bien équipé, avec un lit gigantesque. Seul inconvénient, notre bateau est à quai, coincé entre 2 autres hôtels flottants donc pas de vue. A 16h30, on monte sur le pont supérieur, c'est déjà l'heure du coucher de soleil. Les felouques se détachent dans le soleil couchant.
C'est l'heure choisie par le guide pour aller visiter le temple de Louxor. On y arrive aux dernières lueurs du jour, on profite des jeux de lumière. La façade est vraiment magnifique avec ses tons rouges et bleus. Le pylône (ce gros mur) colossal érigé sous Ramsès II s'étend sur 65 mètres de largeur et s'élève à 24 mètres dans le ciel égyptien. Le jumeau de l'obélisque de La Concorde se dresse à l'entrée entouré de 6 statues gigantesques (15m de hauteur) qui représentent Ramsès : debout bras repliés (signe qu'il est mort), debout une jambe en avant (il marche) et assis. L'obélisque de granit rose haut de 23 mètres, pèse approximativement 227 tonnes.
Puis on pénètre dans le temple. On traverse le pylône et la cour de Ramsès II, bordée de 74 colonnes aux chapiteaux papyriformes, et on débouche dans l'impressionnante cour d'Aménophis III. Ce vaste espace à ciel ouvert s'étend sur 52 mètres de long et 46 mètres de large, est remarquable par ses colonnes gigantesques (3m de diamètre),
Dans les autres salles on admire une multitude de gravures. Les parois du temple se parent d'hiéroglyphes et de bas-reliefs. Le pylône d'entrée dévoile des scènes illustrant la célèbre bataille de Qadesh (1285 av. J.-C.), affrontement entre Ramsès II et les forces hittites. Puis le roi offrant animaux, oiseaux et poissons à Amon et Amonet ; le pharaon sacrifiant un oryx devant Amon ; ou encore le souverain portant des vases d'onguent sacré. Les bas-reliefs ornant la grande colonnade narrent le voyage des barges royales et divines sur le Nil, entourées d'une foule massée sur les berges. 19h30, retour au bateau. Repas en groupe puis au lit.
Samedi 6 décembre 2025 Le Caire, Louxor
Ce matin, lever dès 4h30. Le car nous prend à 5h30, direction l'aéroport, où nous retrouvons notre groupe, nous serons 15. Puis envol pour Louxor. Petit vol de 1h, on aperçoit le "désert de l'Est". Comme dira le guide, l'Égypte c'est 92%du territoire désertique et sur les 8% restant vivent 130 millions d'égyptiens.
Dès notre arrivée nous faisons connaissance avec notre guideSayed puis nous nous dirigeons vers le temple de Karnac. Le temple de Karnak, dont le nom provient de l’arabe « al-Karnak » désignant une ville fortifiée, est en réalité un ensemble de temples entourés de trois enceintes. Pendant 2000 ans, depuis le règne de Sésostris Ier (environ 2000 avant J.-C.) jusqu’à la dynastie des Ptolémées, les pharaons ont construit, détruit et modifié les innombrables chapelles, temples et pylônes qui constituent le site de Karnak, nom moderne donné au temple d’Amon à Thèbes. Selon les croyances des anciens Égyptiens, Thèbes était le lieu de la création du monde, et c’est depuis le temple de Karnak que le dieu Amon-Rê intercédait avec le monde des vivants. Le site s'étend sur 24ha. À l’entrée, 40 sphynx à tête de bélier conduisent jusqu’à la grande salle hypostyle avec sa spectaculaire forêt de colonnes. Des murs gigantesques, des sculptures incroyables, des forêts de colonnes et partout des bas-reliefs, des hiéroglyphes. Notre guide nous parle des dynasties égyptiennes, du dieu Amon, nous explique beaucoup (trop) de choses. Les visiteurs sont innombrables mais cela n'est pas trop gênant : ce qui est à voir est en hauteur ! On finit la visite par l'allée des sphinx qui reliait ce temple et celui de Louxor.
Vendredi 5décembre 2025, Argentine, Genève, Le Caire.
Notre voyage en Egypte a été réservé en agence, il s'appelle "paysages du Nil", au programme un package de 16 sites et nous a coûté 3900€ pour 2 tout compris.
Donc lever à 6h30, route jusqu'à Chambéry. Là, on laisse la voiture chez notre fille Céline. 25 mn de marche pour rejoindre la gare routière avec nos bagages. Le temps est froid et humide, une légère bise nous transperce. Le bus, un Blablacar (19€ pour 2) nous dépose, 1h40 plus tard à l'aéroport de Genève. On est bien en avance, alors on se paye un vrai repas avant d'embarquer (quand même 63€ pour un plat chaud et un gateau pour 2).
Comme prévu le vol Egyptair décolle à 14h5 direction Le Caire. A bord, peu de place (comme d'habitude) mais une nourriture correcte. Arrivés en Egypte, c'est là que les choses changent : on est pris en charge comme des petits enfants. Un premier intermédiaire nous attend avant les premiers contrôles ; en échange de 50€, il nous procure les 2 visas puis c'est le contrôle de police, les bagages. Il nous remet à la sortie de l'aéroport dans les mains d'un autre homme qui nous conduit à l'hôtel Novitel. 3ème intervenant qui nous accompagne à notre chambre. Fin du parcours, il est 21h, heure locale, on va se coucher car demain lever à 4h30 pour reprendre un avion !!!
Du 05 décembre au 13 décembre 2025